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A. galerie

 

Stephan De Broyer
Nathan Clumeck

Photographie et Sculpture

''SOURCE''

Photographies de Stephan De Broyer & Sculptures de Nathan Clumeck

Source est une exposition originale de deux créateurs qui sortent littéralement du bois.

Le photographe Stephan De Broyer (Bruxelles, 1978), diplômé de l’école de photographie Agnès Varda à Bruxelles,
a réalisé un parcours lié à l'édition photographique avec le magazine View Magazine, une référence nationale et internationale éditée en 3 langues (une exception en Belgique). Après des années de pérégrinations humaines, physiques, dans la forêt Matta Atlantica du Brésil, qui borde l'Atlantique et est réputée plus riche en terme de flore que l'Amazonie, il en retire un corpus d'images soigneusement choisi qui renvoie également à l'importance des enjeux écologiques liés, notamment et symboliquement, à cette région, et bien au-delà.

Il montre pour la première fois son propre travail photographique, entre entomologie et botanique, un travail au long cours réalisé sur 15 ans de voyages, et qui donne, outre la beauté des images, une dimension scientifique à ces images prises là où Claude Levi Strauss étudiait ce qui allait déboucher sur Tristes Tropiques

Stephan De Broyer collabore à des événements nationaux et internationaux tels que : Le Musée de la photographie de Charleroi, Le Botanique, Les Rencontres d’Arles, Le Fotofest Houston, Europalia China, ICP Infinity Awards
(International Center of Photography, NY), Le Mois de la Photo (Montréal).

« Le langage essentiel du poème, du morceau de musique, du tableau et de la sculpture est le langage de la survie ».

Les arts du sens (Geaorges Steiner, 1991)

Les sculptures de Nathan Clumeck (Le Caire, 1949) mêlent elles aussi, à leur façon, arbres, bois et inscription du temps dans une trace. C'est aussi sa première exposition personnelle, et pour cause : le sculpteur est médecin. Spécialiste reconnu internationalement pour ses recherches sur le SIDA, Nathan Clumeck a passé sa vie à cette cause. Si après les années sombres des débuts, les immenses progrès thérapeutiques ont permis aux malades de repenser la maladie et de l'inscrire dans une espérance de vis normale, la sculpture a été pour Nathan Clumeck depuis plus de quinze ans une manière de transcender les difficultés attenantes à sa pratique, et la lutte constante qu'elle a impliqué contre la déchéance, la souffrance et la mort. À l'Académie d'Ixelles, il a développé une sculpture personnelle, celle qui fait revivre le bois après sa mort, qui lui donne une deuxième vie, peut-être éternelle. Une sculpture-objet dépourvu de sens mais objet résonnant

Un art sincère, intuitif, plein de sensualité et de revitalisation. Un art qui intègre les pliures du temps, non pas entre beauté et laideur mais entre fugitif et permanent.

Deux artistes inédits, dont les consciences et considérations humaines, écologiques, scientifiques et artistiques débouchent sur un dialogue passionnant, remettant, dans notre fameux moment anthropocène, le bois au milieu de la vie.